Maphotographie : le confinement vu par Anthony

Avec près de deux ans au sein de l’incubateur USE’IN, Anthony Milan est le doyen des incubés. Il développe des bornes à selfie, un concept innovant et original pour créer vos souvenirs instantanément! Son activité étant principalement lié au domaine de l’événementiel, la start-up traverse aujourd’hui une période délicate, il nous raconte dans cette interview comment il relève ce nouveau challenge.

Site internet : Maphotographie
Instagram : Maphotographie

Peux-tu nous rappeler l’activité de ta start-up ?
Maphotographie est une start-up proposant des solutions photographiques numériques pour l’événementiel. L’idée est de proposer aux professionnels comme aux particuliers, des appareils de prises de vues autonomes (plus communément appeler borne à selfie ou photobooth) pour leurs événements (inauguration, mariage, séminaire, lancement de produit, soirée d’anniversaire, etc.)
Ces appareils en bois et acier sont produits artisanalement avec des fournisseurs locaux.  Je souhaiterais proposer aux établissements recevant du public de les équiper avec ces produits.
Je suis également photographe spécialisé dans l’événementiel, et réalise des photos de mariage, packshot, photos de produits, reportages en soirées, séminaire, etc ..

Le secteur événementiel est particulièrement touché, arrives-tu à poursuivre ton activité ?
Malheureusement pas du tout. Beaucoup de «solutions» semblent être proposées pour ce secteur, mais cela touche uniquement les artistes ou les grands groupes. A ce jour, les professionnels de la photo événementielle partent sur une reprise très légère d’activité en septembre si tout va bien, mais ce sera très certainement une année blanche comme pour les professionnels du spectacle.

Que fais-tu pendant le confinement ?
Je traite tout ce que je n’ai pas eu le temps de gérer avec le rush du début d’année. Beaucoup de tris dans mes archives de photos et je perfectionne mes compétences en menuiserie dans le but de réaliser moi-même mes bornes à l’avenir.
Une fois que tout cela sera fait, je chercherai du travail pour assurer la vie quotidienne en attendant la reprise.


Le déconfinement est annoncé le 11 mai, pourras-tu reprendre une activité à cette date ?
Prépares-tu de nouvelles offres ?
Bien qu’annoncé, le déconfinement ne rimera pas avec reprise d’activité pour nous et ne se fera à court terme.
Quelques idées ont commencé à germer, mais je lancerai de nouvelles offres une fois sûr que l’activité reprendra.

Tu es le doyen parmi les startupers, avec le recul, qu’est-ce que l’incubateur t’a apporté ?
L’accompagnement de USEIN m’a apporté plusieurs choses :
-Une volonté de professionnalisation de mon projet, sortir du cliché de l’entrepreneur qui bosse en slip depuis son canapé, pour avoir des ambitions de PME et voir plus loin que mes propres ambitions
-Énormément de rencontres, que ce soit au sein de l’incubateur, mais aussi dans tout l’écosystème entrepreneurial, des gens ambitieux et inspirants qui sont devenus pour certains de vrais amis
-Un cadre de travail extrêmement enrichissant. L’incubateur regroupe au minimum 5 à 6 entrepreneurs par jour au sein de ces locaux, permettant ainsi d’échanger sur des problématiques que l’on a, et d’avoir un avis extérieur, c’est ce qui fait la plus grosse force de USE’IN à mon sens.

Un conseil ou message à transmettre à ceux qui souhaiterai rejoindre l’incubateur ?
Il ne faut pas avoir peur d’essayer, que vous réussissiez ou non votre projet, l’incubateur vous fera vivre une aventure humaine et professionnelle incroyable.