Histoire d’une startup à la mode

Anthony Cicéron, fondateur de La Cabine Française nous parle de son activité.
Zoom sur l’histoire d’une startup à la mode, 2 ans après sa création.

Site internet : lacabinefrancaise
Instagram : lacabinefrancaise

Présente-nous La Cabine Française
La Cabine Française est une application qui permet de découvrir des tenues portées par des personnes qui ont la même morphologie que nous. Pourquoi ? Pour voir à quoi ressemblent les vêtements et se faire une idée du rendu qu’ils pourraient avoir sur nous.

Comment est née cette idée ?
Au départ, le but était de pouvoir acheter en ligne sans se soucier de devoir renvoyer une fois sur deux le vêtement. Aujourd’hui, ce qui plaît le plus ce sont les valeurs qu’il y a derrière : revoir l’image du physique (et notamment celui de la femme), prôner le « vrai » et le naturel.
Si « la cabine française » est ce qu’elle est aujourd’hui c’est grâce à ça.

Pourquoi as-tu voulu intégrer l’incubateur USE’IN ?
Pour l’accompagnement et les locaux. C’est très difficile de lancer son entreprise sans sortir de chez soi ! Et puis cela me permet d’évoluer dans un environnement propice.

Après 2 ans d’existence, comment a évolué ta startup ?
J’ai intégré l’incubateur avec des maquettes réalisées sur Excel, sans aucune connaissance de développement. Aujourd’hui, j’ai réussi à créer une application avec une vraie communauté ! je ne serais jamais arrivé à ce stade de mon projet sans Use’in.

Aujourd’hui, as-tu réussi à lancer l’application que tu imaginais ?
Absolument ! Même encore mieux ! Je ne pensais pas pouvoir réaliser cela avec le budget que j’avais, c’est-à-dire, 0 euro…
Malgré tout je suis très fier de mon parcours et de mon application. Car aujourd’hui, contrairement à ce que veulent nous faire croire les médias, ce n’est pas facile de lancer sa boite sans argent…

Comment se faire une place parmi l’offre très concurrentielle des applications ?
Rester soi-même et garder ses valeurs. C’est tout !

As-tu réussi à mobiliser une communauté et des utilisatrices régulières ?
Complètement, même si sans argent c’est assez difficile de garder de la visibilité et de fidéliser. Ce sont nos valeurs qui fidélisent les utilisatrices.
La Cabine se différencie c’est qu’elle est destinée aux « vrais gens » puisqu’on trouve des personnes lambdas qui présentent leur style, contrairement aux autres sites/applications de mode qui mettent en valeur les mannequins !

Après 2 mois de confinement, quelles sont les principales conséquences sur ton activité ?
Tout a été divisé par deux, le nombre de visites, d’utilisateur, etc. Aujourd’hui il y a moins d’attrait pour la mode puisque les gens sortent moins. Mais tout va se relancer il faut juste du temps, être patient !

Quel est l’avenir de La Cabine Française ?
Continuer à améliorer la visibilité et peut-être réalisé une campagne de crowdfunding ! c’est en réflexion mais chuuut, c’est confidentiel…


Les coulisses d’un vidéo mapping

Vendredi 8 mai, la startup Lightlab.io a habillé la façade de la Mairie de Saint-Etienne pour remercier tous les acteurs de la lutte contre le Covid19.
Marjorie et Salomé nous parlent de ce beau projet.

Découvrez la vidéo : https://www.facebook.com/villesaintetienne/videos/236341430802846/

Site internet: Lightlab.io
Instagram: Lightlab.io
Facebook: Lightlab.io
LinkedIn: Lightlab.io

Comment s’est mis en place le partenariat avec la Ville de Saint-Etienne ?
Depuis le début de la crise sanitaire, nous avions la volonté d’aider à notre échelle. Nous avons eu l’idée de projeter des remerciements afin de mettre en lumière tous les corps de métiers en première ligne de la pandémie. Nous pensions tout d’abord au CHU puis l’Hôtel de Ville a été une évidence. Nous avons donc décidé de contacter le service communication de la mairie lundi 4 mai, afin de leur faire part de notre idée qui leur a tout de suite plu.

L’architecture de la Mairie est complexe, comment adapte-t-on une vidéo sur un tel bâtiment ?
Effectivement l’architecture de notre Mairie est complexe. Il faut bien entendu faire de nombreux repérages avant, prendre des mesures et adapter le matériel de projection en fonction de nombreuses contraintes. Nous utilisons plusieurs logiciels de montage vidéo, de 3D et de vidéo mapping pour arriver à un tel résultat.

Combien de temps vous a -t-il fallu pour préparer ce projet ?
Nous avons eu la validation de la mairie mardi 05/05 à 21h00 pour réaliser la projection le vendredi suivant dans la nuit donc à peine 3 jours. Puis, nous avons réalisé le montage vidéo, pendant 2 jours, pour pouvoir diffuser la vidéo finale le dimanche soir.

Quelles ont été les difficultés techniques ou logistiques ?
La plus grosse difficulté a été de réussir ce pari en un temps record.
Sinon aucune grâce à la mobilisation, la disponibilité et la réactivité de la Ville de Saint-Etienne.

Combien de personne ont été mobilisées pour organiser le video mapping ?
Nous avons créé le vidéo mapping toutes les deux.
Nous avons été en contact avec plusieurs personnes de la ville de Saint-Etienne et remercions vivement Monsieur le maire Gaël Perdriau pour son accord, et tenons à remercier Monsieur Olivier Barbé, Directeur de la communication, Monsieur Julien Place et Monsieur Fabien Romezin pour toute la partie opérationnelle.
Nous avons également eu le soutien de Léopold Souvignet & Bastien Bertail pour la captation et le montage final, de Max Season pour la composition musicale et d’Anthony Milan pour la prise de photos.

Une semaine après la diffusion de votre vidéo, quels retours avez-vous eu ?
Nous sommes ravies du nombre de partages et de vues sur les réseaux sociaux. Il y a beaucoup de retours positifs par rapport à ce projet qui a beaucoup plu.


Maphotographie : le confinement vu par Anthony

Avec près de deux ans au sein de l’incubateur USE’IN, Anthony Milan est le doyen des incubés. Il développe des bornes à selfie, un concept innovant et original pour créer vos souvenirs instantanément! Son activité étant principalement lié au domaine de l’événementiel, la start-up traverse aujourd’hui une période délicate, il nous raconte dans cette interview comment il relève ce nouveau challenge.

Site internet : Maphotographie
Instagram : Maphotographie

Peux-tu nous rappeler l’activité de ta start-up ?
Maphotographie est une start-up proposant des solutions photographiques numériques pour l’événementiel. L’idée est de proposer aux professionnels comme aux particuliers, des appareils de prises de vues autonomes (plus communément appeler borne à selfie ou photobooth) pour leurs événements (inauguration, mariage, séminaire, lancement de produit, soirée d’anniversaire, etc.)
Ces appareils en bois et acier sont produits artisanalement avec des fournisseurs locaux.  Je souhaiterais proposer aux établissements recevant du public de les équiper avec ces produits.
Je suis également photographe spécialisé dans l’événementiel, et réalise des photos de mariage, packshot, photos de produits, reportages en soirées, séminaire, etc ..

Le secteur événementiel est particulièrement touché, arrives-tu à poursuivre ton activité ?
Malheureusement pas du tout. Beaucoup de «solutions» semblent être proposées pour ce secteur, mais cela touche uniquement les artistes ou les grands groupes. A ce jour, les professionnels de la photo événementielle partent sur une reprise très légère d’activité en septembre si tout va bien, mais ce sera très certainement une année blanche comme pour les professionnels du spectacle.

Que fais-tu pendant le confinement ?
Je traite tout ce que je n’ai pas eu le temps de gérer avec le rush du début d’année. Beaucoup de tris dans mes archives de photos et je perfectionne mes compétences en menuiserie dans le but de réaliser moi-même mes bornes à l’avenir.
Une fois que tout cela sera fait, je chercherai du travail pour assurer la vie quotidienne en attendant la reprise.


Le déconfinement est annoncé le 11 mai, pourras-tu reprendre une activité à cette date ?
Prépares-tu de nouvelles offres ?
Bien qu’annoncé, le déconfinement ne rimera pas avec reprise d’activité pour nous et ne se fera à court terme.
Quelques idées ont commencé à germer, mais je lancerai de nouvelles offres une fois sûr que l’activité reprendra.

Tu es le doyen parmi les startupers, avec le recul, qu’est-ce que l’incubateur t’a apporté ?
L’accompagnement de USEIN m’a apporté plusieurs choses :
-Une volonté de professionnalisation de mon projet, sortir du cliché de l’entrepreneur qui bosse en slip depuis son canapé, pour avoir des ambitions de PME et voir plus loin que mes propres ambitions
-Énormément de rencontres, que ce soit au sein de l’incubateur, mais aussi dans tout l’écosystème entrepreneurial, des gens ambitieux et inspirants qui sont devenus pour certains de vrais amis
-Un cadre de travail extrêmement enrichissant. L’incubateur regroupe au minimum 5 à 6 entrepreneurs par jour au sein de ces locaux, permettant ainsi d’échanger sur des problématiques que l’on a, et d’avoir un avis extérieur, c’est ce qui fait la plus grosse force de USE’IN à mon sens.

Un conseil ou message à transmettre à ceux qui souhaiterai rejoindre l’incubateur ?
Il ne faut pas avoir peur d’essayer, que vous réussissiez ou non votre projet, l’incubateur vous fera vivre une aventure humaine et professionnelle incroyable.